Après nous avoir convaincus avec leur premier album Conditioned for Demolition et l’EP For Better or for Worse, les membres de Haywire ont choisi la manière forte pour s’imposer : une tournée marathon à travers les 50 États américains. Entre concerts sauvages dans des lieux improbables et reprises iconiques — de Title Fight à Trapped Under Ice, jusqu’à un hommage mémorable aux Mighty Mighty Bosstones avec Dicky Barrett en personne — le groupe a su bâtir une réputation solide, forgée sur le bitume et la sueur. Ce parcours, marqué par une éthique DIY exemplaire et une énergie brute, les mène aujourd’hui à franchir une étape majeure avec I Don’t Wanna Say Goodbye, leur second opus publié chez Roadrunner.
Le disque s’ouvre sur « Flex Your Head », un morceau hardcore de 79 secondes dont le titre salue la mythique compilation du label Dischord. Le leader Austin Sparkman y assène avec conviction : « You think you know what’s good? You been around a week! ». Si le riff renvoie aux racines les plus authentiques du genre, ce titre fait figure d’avertissement bienveillant : le hardcore est ouvert à tous, mais n’est pas forcément destiné à chacun.
C’est précisément là que réside la force de I Don’t Wanna Say Goodbye. Si Sparkman n’est pas un novice — son pedigree inclut des projets comme Buried Dreams ou Rude Awakening — il insuffle ici une dynamique nouvelle au sein de Haywire. Loin de se reposer sur ses acquis, le groupe propose une musique aux saveurs plus accessibles, une véritable porte d’entrée vers l’univers hardcore pour un public élargi. Avec cet album, Haywire réussit le pari audacieux de conjuguer intégrité punk et ambition mélodique, prouvant que, même après des années sur la route, le groupe a encore le pouvoir de réinventer sa propre formule.
Last modified: 7 octobre, 2026












