18 février 1940: Fabrizio De André est né

Chaque anniversaire est spécial à sa manière et dans le monde de la musique, que ce soit pour un album, pour une chanson célèbre ou pour un auteur – comme dans ce cas – c’est toujours une journée à célébrer. L’auteur-compositeur-interprète génois s’imprègne littéralement de l’âme de chacun en combinant des mots simples pour donner de grandes significations. Un géant de la composition italienne qui nous a quittés il y a une vingtaine d’années et qui trouve toujours le moyen de concevoir quelque chose. Fabrizio De André c’était – et c’est le cas – comme la voix de ceux qui n’avaient pas de voix l’a dit à plusieurs reprises, la conscience piquante qu’il n’y a pas de point de vue unique et que le nôtre n’est pas toujours le bon.

Fabrizio De André: plus qu’un auteur-compositeur?

«Benedetto Croce a soutenu que jusqu’à l’âge de 18 ans, tout le monde écrit de la poésie, alors ceux qui continuent à le faire sont soit des poètes, soit des stupides. Pour ne pas risquer cela, je préférerais me qualifier d’auteur-compositeur. “

C’est l’une des phrases les plus célèbres de De André, à tel point qu’elle peut maintenant être considérée comme une vraie citation. C’est vraiment comme ça? De André n’était-il vraiment qu’un auteur-compositeur? La vérité c’est que musique est poésie ils ne sont pas séparés par des cloisons étanches; une dialogue entre les deux, il a presque toujours existé et existera presque certainement. De André nous l’a montré à plusieurs reprises: il a repris divers ouvrages du Moyen Âge français, les réadaptant et les traduisant, ainsi que de véritables anthologies, comme celle de Spoon River par exemple, qui a conduit à l’album Pas à l’argent, ni à aimer ni au paradis (1971). Un parolier de talent et un conteur qui a réussi à laisser une grande empreinte dans son pays et dans sa culture qu’il a enrichie en se distinguant.

Pour se souvenir de lui: ses œuvres majeures et ses précieux enseignements

Comme déjà mentionné, De André a mis en jeu des problèmes majeurs, en leur accordant toujours le respect et l’attention qu’ils méritaient. Il est difficile d’essayer d’identifier quelles sont ses œuvres majeures, mais en même temps on peut dire qu’il y a des chansons qui relèvent de la culture italienne. Avec “Bocca di Rosa” (écrit avec Gian Piero Reverberi) met en mouvement le contraste entre “amour sacré et amour profane “. Il est maintenant entré dans l’imaginaire collectif – même à tort – “Bouche de rose ” fait référence à une prostituée, qui “sans prétention il a apporté l’amour au pays ». Expulsé du “petits chiens ” et accueillie par ceux à qui elle avait donné de l’amour, elle sera accueillie dans la prochaine station. Une manière différente de rendre la figure de prostituée et de le dire, sinon en face.

Parmi ses chansons les plus populaires, on peut également citer “La chanson de Marinella ” qui raconte une histoire dont le sort a changé: une orpheline expulsée par ses oncles est -dans ce cas- forcé à la prostitution et s’est retrouvé dans le Tanaro à cause de l’homme. De André, comme il l’a raconté dans une interview avec Lanza en 1993, incapable de faire quoi que ce soit pour la ramener à la vie, a changé sa mort.

Ce ne sont que deux des chansons de Faber et il pourrait y en avoir plusieurs citées. Ce que l’on peut dire, cependant, c’est que d’une manière ou d’une autre il parvient toujours à laisser quelque chose, à enseigner, à quitter un nouveau point de vue et surtout à raconter des histoires qu’on aurait autrement oubliées, à donner de l’espace aux hommes , à leurs émotions et sensations.

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