Ils ont à ce jour vendu près d’un million de leur premier album et le second devrait suivre cette logique, puisqu’excellent, jubilatoire, punk, excentrique et électrisé, pour tout dire indispensable ; et d’ailleurs mieux vaut une belle fille en pleine forme que deux mecs moches et grabataires, non ? En tous cas, c’est ce que je crois. Alors que Guns n’arrive plus à bander et que Metallica débande sec, qu’Ozzy s’empêtre dans l’alzheimer artistique, que Limp Biz(ness)kit et consorts sentent déjà la charentaise, qu’AC/DC a oublié depuis longtemps que la school était out et que les monstres du metal continuent de …faire leur truc, comme ils disent, le monde avait bien besoin d’un Manson, d’un Slipknot, d’un Static X, et d’un… System of a down pour les sauver de l’ennui total et du rock’n’roll suicide : les punks étaient bien fils de baba cools effondrés, non ? Rencontre parisienne avec Daron Malakian, guitariste et auteur de son état, pour la sortie de « Toxicity » après un concert de Reading proprement époustouflant…

-Nous sommes ici pour parler de « Toxicity », votre nouvel album: quelles sont pour toi les différences majeures avec son prédécesseur ?

-DM : Question de personnalité, je pense : on a affaire à des personnalités différentes avec ce disque par rapport au précédent, à cause de la vie elle même, des expériences qui la traversent : on écrit sur elles, et, comme elles évoluent, ta musique évolue et toi aussi.

-Le premier album de System a été vendu à près d’un million d’exemplaires : comment avez vous vécu ce succès ?

-DM : J’avouerai que je ne l’ai même pas réalisé, mais que je m’en moque : j’écris ma musique pour faire de l’art, pas pour faire des hits. Je n’essaye pas de faire des hits, mais j’ai été très stupéfait, car en général les gens qui font de l’art ne produisent pas de tubes ! J’essaie de garder la tête froide par rapport à tout ça…

 

-Daron, tu as écrit la majeure partie des textes, cette fois-ci…

-DM : C’est juste venu naturellement, Serj et moi avons collaboré aux textes. Je ne suis pas le chanteur principal, je l’ai été auparavant et c’est quelque chose que j’ai toujours fait. Je chante toujours avec System, un peu, pas trop : je sais que je peux écrire des lyrics et je le fais sans empiéter sur les plate bandes de Serj et Serj fait de même. On a bossé ensemble sur ce disque, au niveau des textes, et je pense que c’est aussi une différence que l’on peut constater par rapport au premier album.

-L’environnement et ses interactions est il le thème principal de l’album? Ou, à une plus grande échelle, la stupidité humaine, elle-même d’une haute teneur toxique ?

-DM : C’est quelque chose qui peut avoir un sens différent pour chacun : par exemple, ce que tu as dit est vrai AUSSI !

-Rick Rubin a de nouveau été choisi comme producteur : est il le meilleur possible pour SOAD ? Et qui a mixé « Toxicity » ?

-DM : Oui, je le pense vraiment : Rick et moi avons pratiquement produit ce disque ensemble. Rick est le genre de type à savoir ce qu’il veut et, en entrant en studio, nous savons déjà ce que nous voulons aussi. Rick est un grand fan du groupe et un type super, que je respecte pour pas mal de raisons. Aussi, c’est génial de le voir bosser avec nous parce qu’il sait tirer le meilleur du groupe, ce que j’aime et que je respecte aussi. J’aime l’idée que Rick soit sur le disque et j’espère bosser avec lui le plus souvent possible. Il possède un si large éventail, de Slayer à Johnny Cash, et nous avons cet éventail de goûts en commun, et nous cherchons quelqu’un qui comprenne tout à fait cela. C’est pourquoi il est présent : parfait ! Quand au mix, il est signé Andy Wallace : qu’ajouter ?

-Durant ces trois années écoulées, vous avez énormément tourné : toutes ces choses que vous avez vues et vécues ont elles nourri « Toxicity » ? Et vois tu ce disque comme une pause entre les tournées, quand vous avez finalement le temps d’écrire et éventuellement de vous reposer un peu ?

-DM : Mais c’est tout le temps la pause ! Je suis guitariste dans un groupe de rock’n’roll, et tout ce que je possède est du temps : le temps est comme l’argent, il va et il vient, aussi le temps libre est perpétuel : en ce moment, en parlant avec toi, j’assure la promo. C’est mon travail, et en même temps, ce n’est pas travailler, pour moi !

-Après vous avoir vu au festival de Reading, on constate que vous êtes un formidable groupe de scène, tant au niveau du son, des morceaux que du show, et vous avez l’air, surtout Serj et toi, de bien vous amuser…

-DM : C’est un plaisir différent de celui du studio, mais les deux sont bien, à part égale et importante : l’approche, sur scène et en studio, est différente : quand tu rentres en studio, tu peux avoir le même état d’esprit que sur scène. Ca ne devrait pas être différent, mais ça l’est pour moi. J’adore la scène et le studio et ce sont deux choses sans lesquelles je ne pourrais pas vivre : j’adore être face au public et aussi jouer en studio, et produire aussi, comme ce groupe « The ambulance », ou avec System bien sûr : ce sont les deux parties vitales de mon énergie.

-Quelles sont les choses les plus importantes que tu aie apprises durant ces années autour du monde ?

-DM : Je me suis rendu compte que j’aimerais bien que davantage de gens aillent voir ce qui se passe dans le reste du monde, ce qui forge l’éducation, même sans avoir besoin de lire ou quoi que ce soit ; ça vous ouvre les idées sur pas mal de choses, beaucoup d’autres cultures : avant que je vienne en France, tout ce que je savais des Français était ce que j’en avais appris aux USA. Ce qui est loin d’être la vérité ! Alors, je suis venu en France et j’ai vraiment vu ce que vous étiez, ce qui est aussi valable pour d’autres pays et d’autres cultures. Ce que j’espère, surtout pour les Etats Unis, c’est que les gens sortent de leur trou, même s’il est grand, s’en aillent voir le monde alentour, s’en imprègnent, ce qui est formidable et l’essence même du développement personnel. Mes parents sont Arméniens et Américains en même temps, j’ai donc aussi ma propre culture. Et parfois, je réfléchis et j’essaie de comparer cette culture avec celle des autres et de voir ce qu’ils ont peut être en commun. Il y a beaucoup de points d’ancrage entre les Français et les Arméniens, entre les Français et les Italiens aussi et pourquoi pas les Grecs : on trouve un peu de tout ça dans chacun et je trouve ça super !

-A propos du morceau « Chop suey », pour quoi avoir choisi ce nom pour remplacer « Suicide », et pourquoi pas « Suicide » d’ailleurs ?

-DM : Tout d’abord, »Suicide » n’a jamais été le titre de ce morceau, juste un titre de travail. Nous avions quelque trente trois morceaux ! Et parce que celui-ci comportait le mot suicide dans son texte, on s’en est servi. Mais il s’est aussi appelé autrement, et « Bound » auparavant, c’était « Pogo » et « PJ » ! On change les titres constamment. « Chop Suey » n’est pas une chanson qui traite du suicide, alors on a voulu quelque peu dédramatiser la chose !

-Cet album est parfois beaucoup plus mélodique : une nouvelle orientation pour SOAD ?

-DM : Je le pense, mais nous avons écrit des trucs comme « Spiders » auparavant. Ce n’était pas intentionnel ; je ne sais pas pourquoi, on a juste senti les choses comme ça, c’est là où nos pas nous ont conduit ! Quelquefois, je me sens écrire la musique, mais à d’autres moments, c’est comme si j’étais sous influence, comme s’il y avait quelqu’un à travers mes oreilles et ma guitare et que j’étais juste un messager !

-A propos d’ ATWA, Air Tree Water Animals, comment vous sentez vous par rapport à la polémique autour de l’usage du nom et de la personnalité de Charles Manson ?

-DM : Je pense que les gens sont effrayés par ce qu’ils ne connaissent pas, et un tas de gens ne sait absolument rien de Charles Manson, sauf que c’est un taré qui croupit en isolement. Va donc voir ce qu’il a à dire. Je possède beaucoup de choses sur lui, des CD, des bouquins et des vidéos, et je suis d’accord avec lui sur pas mal de sujets : si tu l’as déjà entendu parler, il dit qu’on ne peut plus boire d’eau dans la nature, qu’on ne peut plus respirer, et je suis d’accord avec ça, c’est très sensé ; c’est comme si quelqu’un appelait à l’aide et que personne ne l’écoute en continuant à se suicider sans en avoir l’air. Il dit : « Regardez ce que vous faites à vous mêmes » ! Mais il est en taule, et il en sait tellement sur tout ce qui se passe, du fond de son trou à rat, que c’en est hallucinant ! Je trouve ça très intéressant, je le trouve fascinant. Il est juste aussi mauvais que je le suis, et aussi bon aussi. Il y a du bon et du mauvais en chacun, et j’ai vu son bon côté…

-A propos de Manson, l’autre, comment est ce de tourner avec lui pour ces trois dates en Angleterre ?

-DM : Oh, Marilyn ! Je le respecte, parce que lorsque la scène de Seattle a émergé, avec tous ces groupes grunge, ces gars faisaient de la bonne musique, mais le côté show avait disparu. Et quand Marilyn Manson est arrivé, il a ramené le show au cœur du rock’n’roll. Ca me manquait : quand j’étais gosse dans les années 80, j’ai grandi avec des trucs heavy comme Twisted Sister, et le côté coup du chapeau dans la musique m’a toujours manqué : j’ai toujours trouvé cool d’avoir quelque chose de visuellement fun à regarder ! On fait notre propre truc, en essayant de rester à notre niveau, mais je respecte tout à fait quelqu’un qui agit différemment, ce que Manson fait. Il n’y a pas de compétition, et il ne devrait pas y avoir de compétition en art, parce que l’art est émotion et ce serait comme de mettre des émotions en compétition : ce serait stupide !

-Parlons environnement : que penses tu du récent sommet du G8 en Italie avec son cortège de scandales et même de morts médiatisés ?

-DM : L’effet de serre provoque une situation mondiale véritablement très préoccupante ; Serj en sait plus sur ce sujet que moi, mais je vais te dire le fond de ma pensée : c’est comme si le Big Brother américain tentait de devenir le leader du monde d’une façon très amicale, très cordiale, s’emparer du monde un peu comme Hitler le fit. Les gens ne voient pas ces similitudes. Bien sur, les noms sont différents, les sourires aussi, mais c’est la même chose que les nazis, la propagande et toutes ces saloperies, c’est comme avoir Hitler de retour aux affaires, sauf que ce sont les Etats Unis et que nous sommes supposés être les gentils ! Ce que nous ne sommes pas !

(à la table d’à côté, Serj parle guitares)

-DM : Tu vois, on inverse les rôles !

-Enregistrerais tu quelque chose pour une cause telle que celle-ci ?

-DM : Tu veux dire pour réunir de l’argent ? Peut être. On ne l’a pas fait jusqu’ici, mais je ne crois pas qu’on va le faire dans l’immédiat. Peut être plus tard. Serj écrit généralement les trucs les plus politisés pour le groupe, aussi, si dans le futur l’idée grandit et le problème grandit encore, peut être cela l’inspirera-t-il pour écrire une chanson, peut être pas. Mais on ne peut pas simplement dire : »Hey, nous sommes System of a down et nous devons écrire quelque chose sur le G8 ».

-En fait , lors d’un festival à L.A vous avez récolté 20000 $ pour le Armenian National Committee of America, qui supporte la reconnaissance du génocide arménien…

-DM : C’est très important pour nous, et j’ai une opinion très tranchée là dessus, parce que ma famille a disparu alors et je ne peux retrouver aucune trace de mes ancêtres avant 1915, parce qu’ils sont morts et que je ne sais pas d’où ma famille est originaire. C’est n’est même pas politique, c’est purement personnel : tu descends ma grand mère, je te zigouille ! C’est quelque chose qui nous tient à cœur, c’est un peu notre truc, et on ne trouve pas tellement de groupes arméniens ou d’Arméniens tout court qui abordent le sujet, alors c’est en quelque sorte de notre devoir de le faire. J’étais à Amsterdam l’autre jour, et là bas les gens tentent de commémorer l’évènement avec une statue : je pense qu’il faut vraiment en avoir pour faire ça, à cause de tout l’argent et de la politique qui va à son encontre: en France, en Hollande, il y a beaucoup de turcs, et ça implique d’en avoir encore plus (dans le pantalon, ndlr) !

Je respecte ça énormément.

-Parle moi de « Serjical Strike », le label Internet créé pour le livre de poésie « Cool gardens », et le label, avec trois groupes : « « Bad acid trip », « Kittens for Christian » et « Big Elf »

-DM : Ca n’a rien à voir avec System, c’est complètement le truc de Serj : il a monté ce label pour aider des potes à lui et des amis d’autres groupes, et en fait c’est surtout l’idée principale de la chose, avec ce livre aussi.

-Comment vois tu Internet dans le futur? Le dernier bastion de la liberté d’expression pour les artistes en général ?

-DM : Je ne suis pas un accro d’Internet, comme peuvent l’être Serj et Shavo. Il y a de bonnes choses à y trouver, d’autres pas, comme le fait d’avoir un flingue : tout dépend de la manière dont on s’en sert. Le mauvais côté, c’est que les gens ne se parlent plus face à face, il n’y a plus d’interaction, et c’est très grave pour les générations futures : ils n’auront pas le respect de la vie parce qu’ils ne la voient pas vraiment, sauf sur un écran, et je trouve ça un peu effrayant : d’ici vingt ans, les gamins ne seront plus capables de se faire des amis à cause du changement de leur personnalité : ils ne seront plus capable de se parler comme on se parle en ce moment, ils correspondront juste par clavier interposé. Ca me fait peur ! Mais, d’un autre côté, c’est super car ça nous a beaucoup aidés quand on a débuté, en 95/96 : on a envoyé nos trucs sur le Net et on a eu des fans avant même d’avoir sorti notre album, avant même qu’on soit signés ! En ce sens, c’est positif. On peut bosser avec et rendre la chose très positive, il existe un tas d’utilisations intelligentes des ordinateurs mais, connaissant l’être humain, chaque fois qu’il découvre une super invention, il s’arrange pour s’en servir connement : on a inventé les avions, alors les hommes ont volé, et ensuite, on a donc fait voler d’autres hommes au dessus d’eux pour les bombarder !

-Et quelles ont été tes découvertes musicales depuis ces deux ans?

-DM : J’ai découvert tout un tas d’anciens groupes que je n’écoutais pas, mais c’est dur de tous les nommer : il y en a tellement ! Comme Iggy Pop, par exemple : ce n’est pas un personnage nouveau pour moi, plutôt une vieille influence! Son nouvel album est très bon, il bouge sacrément ! Nous étions justement aux Kerrang awards à Londres hier soir et il y a reçu une récompense pour l’ensemble de sa carrière. C’est super, car il le mérite amplement, c’est l’un des grands de notre époque et il n’a jamais vraiment reçu beaucoup d’honneur, pas comme les Stones par exemple, même si je les aime bien : il n’a jamais vendu ces millions de disques, il n’a jamais eu la grosse tête et ça aussi, c’est super, quand on pense que c’est un gars qui a pratiquement créé le punk rock : il n’y aurait pas de Marilyn Manson et bien d’autres s’il n’y avait pas eu Iggy. Je suis très heureux qu’il soit toujours là et qu’on le respecte. Je ne le connais pas personnellement, je suis juste un énorme fan, et j’ai toujours été déçu qu’on en fasse pas grand cas. Il a écrit tant de truc super : « China Girl » avec Bowie, « The passenger », « I’ve got a right » avec les Stooges. Ce n’est pas juste : mettez le au Coliseum ! Mais le gens ne savent rien, ils achètent ce dont ils voient la pub à la télé…

-J’ai entendu que vous aviez enregistré 32 morceaux pour « Toxicity » et que vous pourriez l’utiliser pour un autre album cette année… ?

-DM : Tout est possible ! Mais non. En fait, on commence à enregistrer quand on est content. En 98, on a sorti notre premier album, on a tourné sans rentrer chez nous et puis on a dit ok, on s’arrête et on va en studio histoire de prendre un peu de temps pour écrire un disque auquel on croit. Je me fous de ceux qui veulent un disque pour le mois de décembre, alors je leur dis : « Ok, vous avez besoin du disque pour décembre. Mais il ne sera pas bon. Attendez un an, un an et demi, faites moi confiance » . On a besoin de mûrir les choses, de respirer, de tourner, de nous poser un peu chez nous, c’est pas comme de faire la vaisselle ! On est pas les rois de la plonge, il nous faut du temps et de l’espace ; peut être deux semaines, et rien ne vient : que vas tu faire alors? Il faut donner au disque le temps qu’il faut, ce que pas assez de groupes font : les groupes sortent des disques, ils deviennent connus, et l’année d’après ils remettent ça et au bout du compte ils ont quatre albums. Le premier est bon, mais les trois autres! Je préfèrerais cent fois avoir produit deux ou trois grands albums dans ma vie qu’une flopée de disques! On ne va pas se mettre à faire comme Radiohead, un album en deux parties : on se servira des chansons parce qu’elles seront bonnes. Certaines nécessitent un peu de boulot, mais il nous en reste à peu près quinze dont on ne s’est pas servi. Honnêtement, je dirais que neuf ou dix des morceaux sont bons, et le reste a besoin d’être bossé. Mais la raison première pour laquelle nous n’avons pas mis autant de morceaux sur « Toxicity » est que, quand je rentre en studio et comme je l’ai dit à Rick, je ne veux pas d’un disque de plus de 45 minutes. Et donc nous n’avons pas mis ces chansons sur l’album, mais la plupart des groupes sont capables de mettre 24 morceaux sur leur disque. C’est comme la peinture : tu commence à peindre, tu repeins par dessus, tu continues à ajouter des couches, et à la fin, tu n’as plus que de la peinture, tu vois ce que je veux dire ? Personne ne dit jamais « ok, ça peut attendre, cette idée peut attendre, par contre ça et ça collent bien, c’est fait avec goût ». Ca m’est égal si mes idées ne sont pas toutes retenues ou toutes essentielles, j’adore tous les morceaux. J’essaie de m’oublier ; quand tu crées de l’art, tu ne dois penser qu’à l’art. L’art est autre chose en soi, ça n’a rien à voir avec moi, moi en tant qu’ego et personnalité : ces choses ne doivent pas attaquer l’art de front : c’est la plus dangereuse des choses à faire.

-Prochaine étape pour SOAD : le « tour of allegiance » aux USA avec Slipknot, après le Fuji tour au Japon : et l’Europe ? A quand SOAD en France ?

-DM : Je ne sais pas, mais sûrement au début de l’année prochaine, car nous devons tourner deux mois aux USA, ce qui nous mènera en janvier. Alors, c’est difficile à dire, mais avant l’été prochain. Au printemps ? Je préfèrerais venir au printemps qu’en hiver ! Et, pour les fans français, je dirais merci pour le respect qu’ils nous témoignent, et merci d’aimer nos disques. Sinon : fuck you ! (rires)

Sur la pochette de « Toxicity », le nom de System of a down remplace en pied de nez le célèbre logo d’Hollywood, gloire et grimace de l’Amérique : le monde leur appartient, ils l’ont bien gagné !

Propos recueillis à Paris par JPC, le mercredi 29 août 2001.

Photos JPC (C)

« Toxicity » est disponible maintenant sur Columbia.

Un grand merci à Nathalie Ridard, de Columbia.

SOAD official web site : www.systemoadown.com

 

 

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