Depuis leurs débuts en 97 avec ‘Somber eyes to the sky’, les ‘petits’ Shadowsfall ont fait un sacré chemin : signés par Century Media dans la foulée d’un fanbase grandissant à vue d’oeil, le groupe entame alors une ascension fulgurante, ponctuée d’énormes tournées mondiales en passant par la Ozzfest et d’albums époustouflants pour atteindre un sommet avec ‘Art of balance’ en 2003 qui atteint mine de rien 100 000 exemplaires rien qu’aux States, un record historique pour le label. Un metal survitaminé ? Certes. Du death mélodique fort en couille ? Assurément, mais encore plus que cela : Shadowsfall, collectionnant hommages et récompenses pour ses shows monstrueux et son haut niveau discographique, toujours mené par l’impressionnant Brian Fair nous offre ici un florilège de ses plus grandes qualités : un son qui déchire, à nouveau produit par Zeuss (Hatebreed, Blood has been shed, pépinière de Kilswitch Engage) un sens de la mélodie qui est loin d’être à négliger et des textes intelligents : que demande le peuple ? Témoignage des guerres internes dans la vie de Brian, la guerre est peut être déclarée mais, dans ce cas, son issue ne fait aucun doute.
Alors, à quand Shadowsfall en live à nouveau chez nous ? La nuit tombe vite, en cette saison…La parole est à la défense !

 

 

-Votre nouvel album, ‘The war within’ sort en ce moment :quelles sont, d’après toi, les principales différences d’avec ‘Art of balance’ ?
-J : Je dirais surtout la production du disque qui a beaucoup progressé au niveau du son, car nous avons passé beaucoup plus de temps à nous occuper du son de guitare, de la batterie et de mille autres choses. Par rapport à la dernière fois, un grand nombre de nouveaux équipements ont été installlés également, et nous avons bossé dans le même studio avec le même producteur . Pour moi, ce sont les plus grandes améliorations, en dehors du song writing qui est davantage concentré.

-En considérant les textes et le titre, peut on dire que cet album est davantage un voyage intérieur, un combat personnel ?

J : Tout à fait : au point de vue des textes je sais que c’est un disque très personnel pour Brian. Je ne suis pas catégorique à propos des sujets d’inspiration, nous l’avons laissé libre de diriger cette partie là et de faire ce qu’il voulait en faire, mais ce que je sais, c’est que c’est très intime et important pour lui.

-Votre inspiration vient elle aussi de la vie sociale, incluant les actuels problèmes mondiaux et les guerres ? Etes vous impliqués comme des groupes tels que Ministry, Amen or SOAD ?

J : Non, je ne dirais pas ça. Je pense que Brian était plus influencé par des éléments externes pour ‘Art of balance’ et des morceaux comme ’Idiot box’, mais ce nouvel album est donc plus personnel pour lui car il y discute de ses propres démons et de ses luttes intestines.

.-Avec l’arrivée de Jason à la batterie il y a deux ans, Shadowsfall a-t-il atteint une réelle stabilité aujourd’hui?

J : Completement, ca a toujours été très facile de bosser avec lui et nous sommes totalement satisfaits aujourd’hui, c’est un line up très stable et les tournées jusqu’ici ont été très satisfaisantes, le processus d’enregistrement très agréable, Jason savait exactement ce qu’on voulait faire, et franchement, tout a été super.

-A nouveau, Zeuss a produit votre album : est il le meilleur producteur pour votre musique ?

J : Oh oui, on le connaissait, c’est un ami de longue date, bien avant que le groupe débute, et et avant même qu’il enregistre des groupes et avant même que Shadowsfall soit un groupe, il a donc été là depuis le premier jour quand on a démarré en 96 et il sait exactement le son que que nous cherchons, ce que tel ou tel groupe est censé accomplir, tout ça, et il peut répondre à des questions en studio même avant qu’on les lui pose ! Il sait exactement ce que l’on pense, et donc c’est vraiment chouette de bosser avec lui. De plus, le studio est littéralement au bout de la route où nous vivons, et donc nous pouvons rentrer tous les jours à la maison, et y passer du temps pendant l’enregistrement et n’avons pas à voyager n’importe où, à rester à l’hôtel, toutes ces choses là, ce qui est un environnnement plus que confortable pour bosser. Je ne sais pas si on va travailler avec lui pour le prochain disque, mais je l’espère vraiment !

-Récemment, vous avez tourné en Europe, mais pas en France, avec Killswitch Engage, parmi d’autres : que penses tu d’Adam Dukiewicz en tant que musicien et producteur ?

J : La tournée était super, et Adam a toujours été un type aux multiples talents. On le connaît depuis très longtemps et John, notre guitariste et lui ont été au lycée ensemble. On a tous grandi dans la même ville, traînant partout ensemble dès l’âge de quatorze ans. Il a toujours été celui qui savait jouer de la basse, de la batterie, des guitares, de l’électronique, faisant tout lui même depuis le début, quand il enregistrait des démos dans sa chambre. Un grand musicien, et tous les disques auxquels il participe sont incroyables ! Il est très drôle, en plus, c’est un vrai comédien !

-‘Art of balance’ a vendu 100 000 copies aux States uniquement, et aujourd’hui vous avez beaucoup de succès, vous recevez tout un tas de récompense au sein du music business et auprès des fans : comment le vivez vous ?

J : Ca a été merveilleux : on a bossé très dur pour parvenir à ce niveau, on a tourné non stop aux USA pendant ces six dernières années, et tout ça commence à payer : j’espère que l’on va pouvoir revenir aussi bientôt en Europe, on essaie : il y a déjà eu cette mini tournée en Europe avec Killswitch comme tu l’as dit, mais on a prévu de revenir en janvier et une autre fois encore dans l’année, et donc, comme tu peux voir, on essaie aussi ce à quoi nous pensions aboutir, meilleur que le label pensait qu’il pourrait être, et nous espérons que ce nouvel album le fera aussi bien.

-Quels groupes ou musiciens t’ont donné envie de démarrer le tien ?

J : Nos influences viennent de partout, des groupes rock des eighties comme Skid row jusqu’aux anciens groupe de death comme Obituary ou Suffocation, et des groupes pop, de la musique classique, on peut donc dire qu’on a été influençés par la musique en général, pas par un style musical ou un groupe en particulier. J’ai toujours pensé qu’il y avait deux genres de musique : la bonne et la mauvaise ! Pour moi, le genre ou le style n’ont pas d’importance, car on tire nos influences d’un peu partout.

-Qu’as tu découvert récemment qui t’ai vraiment plu?

J : La chose la plus récente qui m’a plus en tant que nouveau groupe est probablement The Darkness, je pense qu’ils font quelque chose d’ intéressant.

-Peux tu citer quelques disques ayant changé ta vie ?

J : C’est difficile à dire, parce qu’en ce moment j’ai réécouté beaucoup des mêmes choses, du rock classique à la Thin Lizzy, Boston, Elton John, du bon songwriting et de la bonne musique avec. Ca a eut un impact certain…

-Parlons de l’Internet : le site web du groupe est il un outil important pour toi et es-tu un surfeur fou toi même?

J : C’est le plus important outil que nous ayons, je pense : en repensant au passé, je me rappelle m’asseoir à une table pour coller des timbres pour envoyer des flyers, et quand j’y songe, c’était vraiment chiant ! C’est super aujourd’hui d’avoir un e-mail et d’avoir simplement à envoyer des choses à tout le monde, gratuitement. Pour les groupes débutants, l’argent est le gros problème, parce qu’ils n’en ont pas. Autrefois, tu devais envoyer des cartes postales et des prospectus, mais aujourd’hui on a le Net et tu peut tout envoyer par le biais du message board et avoir des extraits gratuits de ta musique que l’on peut télécharger et ne plus t’emmerder à envoyer tes cassettes, bandes ou CDs, tu économises de l’argent et tu atteinds plus de gens, dans le monde entier, ce qui est plutôt cool aussi ; je pense que c’est tout bon, le meilleur outil que tu puisse avoir. La presse et le Net sont aussi importants l’un que l’autre, on a besoin de tous les deux pour que marche ce business. Etant en ligne, tu peux toucher énormément de personnes, mais la presse et les magazines ont aussi leur importance.

-Si Shadowsfall était un film?

-J : ‘Porky’ s !

-Que trouvera-t-on sur le DVD bonus accompagnant la version limitée de l’album?

J : Le DVD comprendra quelques videos rares, produite spécialement pour lui, ainsi que des leçons de guitare et de batterie et aussi d’autres choses interactives. Le CD de l’album contiendra un cd-rom, sur lequel on pourra trouver d’autres photos et un tas d’autre bonus.

-Verra-t-on de nouvelles videos pour cet album ?

-J : Il y aura deux videos qui ont déjà été tournées, la première pour ‘The power of I and I’, qu’on pourra voir à partir du 18 septembre aux USA sur MTV2, je ne sais pas pour l’Europe, et la seconde sera ‘What drives the weak’, et ca sortira en octobre ou novembre.

 

 

Propos recueillis au téléphone par JPC en août 2004.

Traduction : JP and Marie L..

Photos : dr

Un grand merci à Jean Marc et Valérie de M10.

Shadowsfall official website: www.shadowsfall.com

 

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