queens of the stone age  // songs for the deaf
décembre 2002
Album
interscope

Sans Zidane, l’équipe de France peine à gagner. Il manquait jusque là aux QOSA leur Zidane à eux, ils l’ont trouvé en la personne de Dave Grohl. Toujours nirvanesque jusqu’au bout des baguettes, monsieur Chaussure retrouve avec classe une place de choix derrière les fûts en tant que joker de luxe de la formation américaine. Et ça se sent, à un point que s’il fallait rapprocher ce disque d’un autre, ce serait sans conteste du premier opus des Foo Fighters, le crème, celui aux tubes imparables This is a call et Big Me. Car ce troisième disque officiel des Folles de l’Age Défoncé (traduction fidèle je pense) est un condensé énorme de tubes rock au sens plein et entier de ce mot, une galette qui bouge et qui te secoue dans tout les sens, qui frappe et qui cogne, qui transpire et qui te laisse tout pantelant sur ton lit de misère. La frappe de Dave Ghrol (reconnaissable entre mille) y est pour quelque chose, mais il ne faudrait pas pour autant faire abstraction de la véritable ossature du groupe qu’est la paire Nick Oliveri / Josh Homm. Pour eux l’heure de la reconnaissance est enfin arrivée, en même temps que depuis le déjà bon Rated-R  ils délaissaient peu à peu leurs influences stoner à la Kyuss (un peu ringard au 21ème siècle) pour un rock plus simple mais aussi plus efficace. Parfois très dansants (No one knows), parfois carrément punk (a song for the dead) ou d’inspiration grunge (cette voix!) sur la majeure partie de l’album, les QOSA ont le sens de la mélodie qui tue à la Pearl Jam, la formule du refrain qui trotte dans la tête, et la science du moment où il faut envoyer le paquet à la métalleuse. Forcément et foncièrement efficace, frais et à boire frappé.

Jarod

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