In Abstentia est l’un des meilleurs albums de 2002, mélange totalement réussi par le grand Steve Wilson de métal, progressif, trip-hop, ambiant et folk à la Nick Drake. Aucune nostalgie, ni revival débile (qui a dit The Darkness ?) ne vient entacher cet album enthousiasmant et incroyablement varié.
C’est donc avec fébrilité que je mets le DVD dans mon lecteur et là, la claque ! Je pourrais vous bassiner avec des histoires de fréquence d’échantillonnage et cie, mais là, ce serait franchement déplacé. Ici la technique est mise au service de la musique et c’est bluffant. On pose son cul, totalement immergé par les harmonies vocales, le son énorme de la basse, les guitares cristallines, et on n’a pas envie de se lever. On coupe le téléphone, on interrompt tout ce qu’on était en train de faire et on écoute. Pas de gimmick idiot en multicannal, le mixage de Elliott Scheiner est intelligent et mesuré. On n’est pas dans une espèce de train fantôme destiné à assommer l’auditeur, ni dans l’illustration sonore putacière à la Skyrock. Trois morceaux inédits et trois clips sont également présents pour capter définitivement votre attention.
En ces temps de guerre contre le mp3, de crise du CD, de chute des ventes et autres plaintes corporatistes, les maisons de disques devraient penser à sortir plus de DVD audio qui rendent tellement justice aux bons artistes.

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