Arab Strap « Monday at the hug and pint » (Chemical Underground), sortie en avril 2003.

Dès la première pièce, « the shy retirer », on se dit que Arab Strap c’est du moelleux, du bon barbu tout mou qui vous accueille avec une pinte de bière rousse à la main, la chaleur et la convivialité. Plein de ces clichés de cartes postales tout juste bon pour l’office du tourisme écossais, on embarque dans le mix de ces deux joyeux buveurs (on l’imagine au titre fort évocateur), où l’on rencontre la joie, la colère, l’alcool, la mélancolie et la pluie qui délave ces paysages de verdure et de côtes déchiquetées là, derrière la vitre.
Et même « Fucking little bastards » n’arrive pas à nous convaincre que cette violence est réelle ou efficiente : le thème saturé se noie dans l’electro comme étouffé dans la lumière. Juste la voix de Aidan Moffat qui irrite au bout d’un moment, tant elle reste monocorde et blasée du début à la fin. On a l’impression que pris d’alcool, il nous raconte ses déboires d’alcolo en se foutant de sa propre gueule : y en a qui aime ce genre de choses, moi j’avoue que je peine. Cela donne un excellent résultat sur « Loch Leven » avec son arrangement folklorique et la cornemuse rappée de l’intro (« Loch leven intro ») quand les paroles rencontrent une musique majestueuse au rythme de cette voix usée et hagarde.

Le temps d’un album, les deux compères nous entraînent dans une longue rêverie bercée dans l’alcool et la panse de brebis (haggis), une balade en zig-zag où le mélange subtil des boîtes à rythmes et des instruments à cordes révèle leur vrai talent de songwriter. Santé !

The shy retirer
Meanwhile, at the bar, a drunkard muses
Fucking little bastards
Peep-peep
Flirt
Who named the days ?
   (Loch Leven intro)
Loch Leven
Glue
Act of war
Serenade
The week never starts round here
Pica luna

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